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propres armes, c’est-à-dire par des faits matériels défiant toute
explication humaine.
Ce n’est pas par des hypothèses, par des suppositions, ni par de
vaines paroles, que je veux ouvrir les yeux à ceux qui ne croient qu’à
la matière et aux lois qui la gouvernent, mais je veux les convaincre
par des faits matériels, venant d’une force intelligente, gisant non
en nous-mêmes, mais appartenant à des êtres ayant une
personnalité, agissant avec la permission d’autres êtres, dont la
hiérarchie monte jusqu’au Dieu unique, personnel, créateur de
l’univers.
Par un récit bien simple, peut-être banal même, sur des faits de
la vie de tous les jours, dans une langue à la portée de tout le monde,
je touche à des questions bien graves – de la compétence même des
plus hautes autorités scientifiques – pour les voir se résoudre
simplement de soi-même, tout en n’ignorant pas que je cours le
risque d’être pris pour un imposteur, un crédule ou un illuminé,
halluciné de l’ouïe, de la vue et du toucher.
Devant une pareille supposition, je ne puis offrir aux incrédules
que l’examen des faits que j’avance, mon serment sur leur
authenticité et, enfin, consentir à me soumettre à un examen
médical, dans le cas où le certificat que je publie ci-après ne
paraîtrait pas suffisant.
Mes expériences matérielles m’ont conduit à la conviction que,
dans l’application de l’amour pour son prochain, c’est-à-dire
simplement dans la bonté, gît pour l’homme, fils de Dieu, une force
nouvelle, une force matérielle, bien plus grande que toutes les
autres forces connues dans la nature.
Cette force est la seule qui soit à même de soulever le rideau qui
sépare le monde visible du monde invisible, et c’est bien l’égoïsme,
la peur et l’ignorance, tous enfantés par le matérialisme, qui ont
temporairement paralysé cette force et nous ont éloignés de ce
monde invisible, qui veut nous livrer son secret et qui demande à
être étudié pour apparaître à nos yeux afin que la vie terrestre et la
vie de l’au-delà ne fassent qu’une, et que l’homme puisse pendant
sa vie terrestre obtenir pour l’altruisme les sens nécessaires,