
Jacques le GROIGNEC
RÉPLIQUE
AUX DIFFAMATEURS
DE LA FRANGE
NEL
Nouvelles Éditions Latines
1, rue Palatine – 75006 PARIS
DU MÊME AUTEUR
Entre ciel et terre, N.E.L., 1988.
Pétain, gloire et sacrifice, N.E.L., 1991.
Préface de Jean Boratra. Prix des Intellectuels indépendants.
Le Maréchal et la France, N.E.L., 1994.
Pétain et les Américains, N.E.L., 1995.
Pétain et les Allemands, N.E.L., 1997.
Pétain et de Gaulle, N.E.L., 1998.
Pétain, face à l’Histoire, N.E.L., 2000.
Mermoz, N.E.L., 2002.
L’Étoile Jaune, N.E.L., 2003.
Philippique contre des Mémoires Gaulliens, N.E.L., 2004.
© by Nouvelles Éditions Latines, Paris, 2006
ISBN : 2-7233-2063-4
AVANT-PROPOS
« La calomnie, monsieur ! Vous ne savez
guère ce que vous dédaignez : j’ai vu les plus
honnêtes gens près d’en être accablés (...) qui
diable y résisterait ? »
(LE BARBIER DE SÉVILLE, Acte II, Scène VIII)
C’est à la France des années 1940-1944 que ces pages sont consacrées, non pour en faire l’histoire si complexe, mais pour répondre aux mensonges médiatisés qui, notamment, accusent notre pays d’avoir capitulé en 1940, et de s’être rendu complice du génocide juif perpétré par l’Allemagne hitlérienne.
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La bassesse de ces accusations est telle que leurs auteurs évitent, le plus souvent, de les porter contre la France, mais les adressent à une entité étatique qu’ils baptisent du qualificatif « Vichy ».
Ce nom de baptême dont le contenu politique échappe à toute définition – permettant ainsi toutes les interprétations – fut inventé par Charles de Gaulle qui, dans ses écrits et discours, l’employa plus souvent que le vocable « allemand ».
Cette discrimination gaullo-médiatique a fait école. Il est rare, en effet, de trouver la moindre référence à l’Allemagne dans les difficultés auxquelles la France dut faire face de 1940 à 1944.
Pour s’en convaincre, il suffit de lire ou d’écouter les médias, ainsi que les discours tenus le 16 juillet lors de la commémoration annuelle de la rafle du Vel’d’Hiv’. L’on pense alors à Raymond ARON qui parlait de « l’attitude a-historique qui n’analyse presque jamais les intentions et les motivations des acteurs du drame, ni les problèmes qui se posaient à eux ».
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Les historiens, eux-mêmes, publient des études qu’ils intitulent Histoire de Vichy, alors qu’elles traitent essentiellement de l’Histoire de la France, de 1940 à 1944. Car Vichy, ville thermale, ne fut durant quatre années que la capitale provisoire de la France blessée dont les quelque 40 millions de citoyens, cités par Henri Amouroux, avaient, par la voix de leurs parlementaires – en majorité de gauche – appelé le maréchal Pétain à leur secours. Des citoyens français qui, en avril 1944, à Paris, firent au grand soldat un accueil enthousiaste dont la spontanéité et la profondeur furent, après son enlèvement par les SS, confirmées par un sondage qui, en septembre 1944, lui accordait la confiance de 58 % des Français, et ce, en dépit de la dictature de la désinformation gaullo-communiste, et du terrorisme naissant de l’épuration.
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Sous la rubrique NUIT ET BROUILLARD, les premiers chapitres du présent ouvrage rapportent les conditions dans lesquelles l’Europe fut, de 1940 à 1944, plongée dans la nuit allemande. Ils répondent, ensuite, aux calomnies médiatisées sur la prétendue complicité de la France et de ses gouvernants dans l’acte de barbarie que fut le génocide juif.
Dans les chapitres suivants, sont évoquées les causes et les conséquences de la défaite, en juin 1940, des armées françaises. Désastre qui conduisit le dernier gouvernement de la IIIe République à signer un armistice, et non la honteuse capitulation dont parlent les ignares et les lobbies qui, par leurs mensonges, tel le faux appel gaullien du 18 juin, tentent de déshonorer la France et ses armées, en se déshonorant eux-mêmes.
Un espoir, cependant, demeure : suite à une décision du Haut Conseil de la Mémoire combattante, présidé par Jacques Chirac, le 18 juin sera désormais une journée nationale commémorative de l’appel du général De Gaulle. Chaque année, à cette date, des cérémonies officielles seront organisées en Métropole et dans les départements d’Outre-Mer. On est donc en droit d’espérer qu’à cette occasion les Français prendront enfin connaissance du véritable appel du 18 juin et exigeront le retrait du faux placardé sur les murs de nos villes et de nos villages, ainsi que dans de nombreux musées et établissements publics.
TABLE
Avant-propos
Chapitre I Nuit et brouillard
Chapitre II Devoir de mémoire et de devoir de vérité
Chapitre III Responsabilité
Chapitre IV Histoire et idéologie
Chapitre V Les appels gaulliens
Chapitre VI Le faux appel
Chapitre VII Face aux diffamateurs
Annexes
I – Lettre ouverte sur la France, à Monsieur Elle Wiesel
II – Lettre de Knochen sur la solution finale
III – Lettre ouverte sur la France, à Monsieur Robert Paxton
IV – Mémorandum Halifax sur les rapports franco-anglais
V – Rapport Dupuy sur les contacts franco-canadiens
VI – Lettre ouverte à M. Bernard Pivot sur « l’assiette au beurre »
VII – Lettre sur la collaboration, daté du 9 novembre 1940
VIII – Sondages d’opinion
IX – Profanations
X – Au service de la France
Index
Table
L’auteur, le général de corps aérien (C.R.) J. le GROIGNEC, est actuellement président de l’Association pour défendre la Mémoire du maréchal Pétain (ADMP). Six fois cité contre la Wehrmacht, pour faits d’armes, notamment le 18 juin 1940, il commande, au cours du dernier conflit mondial, une escadrille de Spitfire au sein d’un groupe de chasse issu de l’armée d’Afrique. Engagé en Indochine, en Algérie et dans l’affaire de Suez, il assume les fonctions de directeur des études du Centre des hautes études militaires (CHEM), avant de prendre le commandement de la défense aérienne (1970-1974). A reçu, en 1991, le prix littéraire des Intellectuels Indépendants, pour son ouvrage Pétain, Gloire et Sacrifice (Nel).