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JEAN GUITTON
MON TESTAMENT
PRESSES 1997
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JEAN GUITTON mon testament philosophique Dans un livre ultime où il laisse s’exprimer tout son génie, Jean Guitton met en scène d’une manière magistrale les derniers moments de sa vie. Durant les quelques heures qui précèdent sa mort, il fait le point avec Pascal sur ses raisons de croire en Dieu ; avec Bergson, sur celles d’être chrétien ; et avec Paul VI – dans les bras duquel il meurt –, sur ses raisons d’être catholique. Durant ses funérailles aux Invalides, du haut de la tribune, c’est un regard espiègle qu’il jette sur la foule... se plaignant de certaines absences et écoutant ce que les uns et les autres disent de lui. Il en profite pour rétablir la vérité sur certains aspects de sa vie intellectuelle, affective et spirituelle. Cette longue cérémonie lui permet de discuter de l’art avec le Greco ; du problème du mal avec le général de Gaulle ; de l’amour et de la poésie avec Dante, et de diverses questions philosophiques avec Socrate, Blondel, Senghor... Lors de son jugement, haut en couleur, où de drôles de damnés assistent à l’audience, on est étonné de voir Thérèse de Lisieux et le président Mitterrand intervenir en sa faveur. Il révèle à cette occasion des choses bien surprenantes sur ses rencontres avec le président. Par son testament, Jean Guitton, dans de fulgurantes intuitions, dévoile les enjeux philosophiques et spirituels auxquels l’homme sera confronté. En situant la dramaturgie de son livre dans les ultimes moments de l’existence humaine, il fait au lecteur un cadeau immense : il pose pour lui-même et pour tout homme les questions essentielles sur le sens de la vie. Il apporte des éléments de réflexion pour aborder le grand débat philosophique, spirituel et religieux du troisième millénaire.
Jean Guitton est né en 1901 à Saint-Étienne. Écrivain, philosophe, il est élu en 1961 membre de l’Académie française au fauteuil de Léon Bérard. Il devient membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1987. IL fut le seul laïc autorisé par le pape à siéger au concile Vatican II.
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PREMIÈRE PARTIE : MA MORT Comment un étrange visiteur vint semer le trouble dans mon esprit Comment Blaise Pascal vint à mon chevet m’interroger sur mes raisons de croire en Dieu Où, retrouvant Bergson après soixante années, j’examine avec lui ce que valent mes raisons d’être chrétien Où l’on voit comment Paul VI tente de me faire avouer mes bonnes et mauvaises raisons d’être catholique DEUXIÈME PARTIE : MON ENTERREMENT Mon dernier voyage à Tolède et ma rencontre avec le Greco Où je m’installe à la tribune des Invalides, afin d’y suivre plus commodément la cérémonie de mes funérailles Où Senghor me rejoint à la tribune des Invalides et où continuent mes étonnements Comment de Gaulle et moi méditons sur le mal et quelques autres sujets Comment est prononcé mon éloge funèbre et de quels commentaires il fit l’objet en maint aparté Où je découvre qu’à la Sorbonne j’ai enseigné bien des sottises et où pourtant je me délecte à la conversation de Socrate Où Socrate me parle du philosophe Maurice Blondel et où il me force à m’entretenir avec lui sur l’homme et sur son âme Comment, deux inconnus ayant ridiculisé mes amours, ma femme vient tout exprès me rendre à la sérénité Où je parle avec Dante sur l’amour et la poésie Comment l’étrange visiteur fait une ultime tentative et où je ne sais plus qui je suis TROISIÈME PARTIE : MON JUGEMENT Comment deux hôtes de l’enfer viennent à point nommé jouer une scène d’exposition Où l’on me voit en grand péril et où sainte Thérèse de Lisieux bataille en ma faveur Où l’on a la surprise de voir citer François Mitterrand comme témoin à décharge Où il est raconté comment j’entretins le président Mitterrand sur les plus importants sujets touchant à la destinée de l’homme Où notre entretien prit un tour nouveau et où l’on peut voir ce que signifie la communion des saints Où je suis jugé
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