Jean Raspail

 

 

L’anneau du pêcheur

 

ROMAN

 

 

Albin Michel

1995

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Jean Raspail

L’anneau du pêcheur

Qui est ce vieux prélat vagabond qui, lorsqu’on l’interroge, répond simplement : " Je suis Benoît " ? Un usurpateur ? Un illuminé ? Pourquoi les Services secrets du Vatican lancent-ils sur ses traces leur meilleur agent ? Le Saint-Siège se sentirait-il menacé ?

Nous sommes pourtant en 1993. L’autorité de Rome n’est plus contestée depuis le concile de Constance qui déposa Benoît XIII, le dernier des antipapes d’Avignon, en 1417. La trace des " Benoît " s’est perdue, entre Provence et Aveyron. Le Grand Schisme qui déchira l’Église catholique est oublié. La querelle est éteinte, l’affaire close. Close à jamais ? Qui donc peut l’affirmer ?

Réveillant une polémique qui remonte au Moyen Âge, L’Anneau du pêcheur, œuvre troublante et visionnaire, dont l’intrigue se noue au cœur d’une histoire de la papauté savamment retracée, sème le doute chapitre après chapitre : et si ce vieil homme à bout de forces était en fait le vrai pape ? Tenant à la fois de la fable mystique, du récit d’aventures et du roman d’espionnage religieux, il envoûte par la beauté de son style, la ferveur qui l’anime et l’ingéniosité de sa construction. Plus que jamais, Jean Raspail, défenseur passionné des causes perdues et des traditions oubliées, s’affirme comme un écrivain au talent souverain.

 

Note de l’auteur

Ce livre découle de recherches que j’ai entreprises, et cela depuis longtemps.

Tous les personnages appartenant au passé apparaissent sous leurs noms réels. Pour ceux qui relèvent du présent, quelques-uns, à l’évidence, portent leurs noms véritables, tandis que j’ai changé les autres, qui correspondent à des personnes existantes, ou que j’ai utilisé des initiales, à ma seule convenance.

Les faits historiques rapportés sont conformes à la réalité. À ce propos, j’exprime ma reconnaissance à deux écrivains français disparus il y a une vingtaine d’années, MM. Georges Pillement et Christian Murciaux, qui savaient tout de Pedro de Luna et lui avaient chacun consacré un excellent livre. Pour ce qui concerne le grand schisme d’Occident, c’est au R.P. Louis Mainbourg, s.j., que va toute ma gratitude. Son ouvrage magistral paru en 1681, dont j’ai pu, grâce au cher Pierre Joannon, me procurer l’édition originale, n’a pas eu d’égal depuis.

Enfin je dois des remerciements amicaux à M. l’abbé C.-P. Ch., à son immense érudition, et à sa fabuleuse et accueillante bibliothèque.

 

DU MÊME AUTEUR

ALBIN MICHEL
Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie
Grand prix du roman de l’Académie française 1981
Les Yeux d’Irène

ROBERT LAFFONT
Sept Cavaliers...
L’île bleue
Qui se souvient des hommes...
Prix Chateaubriand 1986
Livre-Inter 1987
Pêcheur de lunes
Le Camp des saints
Le Jeu du roi
Septentrion
Les Hussards
Le Tam-Tam de Jonathan
Secouons le cocotier

BERNARD DE FALLOIS
Sire
Grand prix du roman de la Ville de Paris 1992
Prix Alfred de Vigny 1992

MERCURE DE FRANCE
Le Président

FLAMMARION
Les Peaux-Rouges aujourd’hui

SOLAR
Vive Venise
(en collaboration avec Aliette Raspail)

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