Aux précurseurs
(Des hymnes de l’Église.)
Disciples du Seigneur bien avant sa venue,
Justes, noble cohorte et souvent méconnue,
Ô premiers pères des croyants !
Qui pourrait célébrer par de dignes louanges
Vos espoirs, vos ardeurs ? Frères humains des anges,
Cœurs illuminés, ô voyants !
Ici-bas étrangers, vous méprisez le monde,
Et c’est sur l’esprit seul que votre espoir se fonde
Pour décider des biens promis.
D’en bas vous contemplez les choses éternelles...
O Seigneur, donnez-nous aussi de fortes ailes !
Ailes, fuyons au saint parvis !
Auguste BRIZEUX.
Recueilli dans Les poètes religieux,
anthologie du XVIIIe siècle à nos jours, 1912.