
CARSTEN PETER THIEDE
MATTHEW D’ANCONA
TÉMOIN DE JÉSUS
Le papyrus d’Oxford et l’origine des Évangiles
ROBERT LAFFONT
Titre original : EYEWITNESS TO JESUS
© Carsten Peter Thiede et Matthew d’Ancona, 1996
Traduction française : Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 1996
ISBN 2-221-08285-0
(Édition originale : ISBN 0-385-48051-2 Doubleday, New York)
À mon fils Frederick, qui a déclaré un jour que lorsqu’il serait grand il voudrait avoir autant de papiers que moi sur mon bureau pendant que j’écrivais ce livre.
CARSTEN PETER THIEDE
À Katherine, ma femme adorée, qui m’a fait comprendre l’importance des papyrus.
MATTHEW D’ANCONA
« En vérité je vous le dis, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un iota, pas un point ne disparaîtra de la Loi avant que tout ne soit accompli. »
Matthieu, 5,18
REMERCIEMENTS
Qu’il s’agisse d’un savant érudit ou bien d’un journaliste à l’affût de sensationnel, le chercheur qui pénètre dans le domaine extraordinaire dont traite cet ouvrage n’aura jamais trop d’amis. Ce travail est le fruit d’une aventure vécue à deux, qui a commencé par une série d’interviews à la fin 1994 et s’est ensuite poursuivie de rencontres en réunions de travail entre Londres, Paderborn et Oxford. Mais notre travail doit beaucoup à l’aide apportée par d’autres. À New York, notre éditeur Mark Fretz a été le berger attentif et compétent de ce projet difficile. À Londres, notre agent Giles Gordon, un homme exceptionnel, a su efficacement vivifier et revivifier notre ardeur au travail. Au Times, Peter Stothard s’est montré extrêmement généreux à notre égard. Le rédacteur en chef Martin Evens nous a prodigué des encouragements toujours bienvenus.
Marcher sur les traces de Charles Huleatt, dans les brumes de l’ère victorienne, aurait été bien plus difficile sans les conseils éclairés de ses descendants, le capitaine Julian Williams, Thomas Huleatt-James et Vere Wilcher, de l’historien de Wycliffe Hall, le révérend J.S. Reynolds, et de Jill Lomer, des archives Thomas Cook. En Égypte, le docteur Mary Masoud et Nael El-Farargy des hôtels Wena ont rendu beaucoup de services au cours de nos recherches sur les origines du papyrus d’Oxford.
À Oxford, Anthony Smith, président du Magdalen College, s’est montré généreux de son temps et de ses compétences. Nous lui devons beaucoup. Le docteur Christine Ferdinand, la bibliothécaire du collège, et Sally Speirs, son assistante, se sont montrées d’une patience et d’un dévouement inlassables.
Parmi les personnes auxquelles nous devons des critiques utiles, des suggestions et de l’aide, il nous faut citer Joseph Zias, conservateur au musée John Rockefeller à Jérusalem, le docteur Ulrich Victor, maître de conférences en philologie classique à l’université Humboldt à Berlin, le professeur José O’Callaghan, du séminaire de papyrologie à Sant Cugat del Valles, le professeur Dieter Hagedorn de l’Institut de papyrologie à l’université de Heidelberg et le professeur Georg Masuch de l’institut allemand pour l’éducation et la connaissance, à Paderborn.
Aucun je nous n’aurait pu mener cette tâche à bien sans l’amour et le soutien de sa famille. Par-dessus tout, c’est à nos proches que ce livre est dédié...
Paderborn/Londres, le jour de la Saint-Matthieu 1995.
TABLE
1. Le papyrus d’Oxford : une introduction
2. Dates et débats : saint Matthieu et la controverse sur les origines du Nouveau Testament
3. Le papyrus d’Oxford : l’enquête
4. La découverte d’une vie
5. Le papyrus d’ Oxford : une nouvelle datation.
6. Les scribes et le christianisme
7. Fragments de la vérité ? Le papyrus d’Oxford aujourd’hui
Notes
Remerciements
Qui a écrit les Évangiles ? D’anonymes compilateurs du IIe siècle, travaillant à partir de sources aujourd’hui disparues, ou bien les compagnons de Jésus eux-mêmes ? Vieille et épineuse question que l’on a longtemps tenue pour insoluble.
Or, la veille de Noël 1994, le monde est surpris d’apprendre par la bouche d’un savant allemand, Carsten Peter Thiede, que les plus anciens fragments de l’Évangile selon saint Matthieu se trouveraient à l’université d’Oxford et dateraient d’environ 50 après J.-C., c’est-à-dire une génération à peine après la crucifixion. Une âpre controverse s’ensuivra, au terme de laquelle la troublante vérité s’imposera à tous : l’Évangile selon saint Matthieu aurait été dicté par l’apôtre lui-même, témoin oculaire direct de l’enseignement de Jésus.
Mais comment a-t-on pu, à partir des indices les plus ténus, parvenir à une conclusion qui révolutionne le débat sur les origines du christianisme et des Écritures ? Grâce à un patient travail de détection scientifique, répond en substance Carsten Thiede lui-même, qui nous livre ici le récit de cette étonnante enquête policière, avec ses énigmes et ses rebondissements, son mélange de science de pointe et d’histoire ancienne, et ses improbables héros : trois minuscules fragments de papyrus…
Carsten Peter Thiede est l’auteur de la datation révolutionnaire des papyrus d’Oxford. Il dirige l’Institut de recherche épistémologique fondamentale de Paderborn, en Allemagne.
Matthew d’Ancona est rédacteur en chef adjoint du Sunday Telegraph.